Le Festival cinéma Télérama revient en janvier, l’occasion de revoir les films préférés de la rédaction en 2025. Vous pourrez également découvrir quatre longs métrages en avant-première.
Télérama et l’Association française des cinémas d’art et d’essai (Afcae) organisent la 28ᵉ édition du Festival cinéma Télérama. Une sélection des meilleurs films de l’année 2025 au tarif de 4 euros la place, sur présentation du pass pour la manifestation, valable pour deux personnes, à retrouver dans les numéros de Télérama des 14 et 21 janvier 2026 ainsi que sur Télérama.fr.
La Petite dernière de Hafsia Herzi
Hafsia Herzi adapte le premier roman de Fatima Daas, récit émouvant de l’émancipation d’une adolescente lesbienne et musulmane. Un film d’apprentissage tendre et tourbillonnant, qui révèle une jeune actrice remarquable, Nadia Melliti, Prix d’interprétation à Cannes 2025.
Valeur sentimentale de Joachim Trier
Le réalisateur de Julie (en douze chapitres) signe cette histoire puissante et subtile d’une famille désunie, dont une comédienne (Renate Reinsve) et son père, cinéaste (Stellan Skarsgard). Grand Prix au festival de Cannes.
The Brutalist de Brady Corbet
Un Juif rescapé des camps (Adrian Brody) émigre aux États-Unis et se rêve en héraut de l’architecture américaine. Une fresque monumentale (trois heures trente-cinq, entracte compris), passionnante et d’une ambition folle, tant sur le plan narratif qu’esthétique.
Nino de Pauline Loquès
Un jeune homme (Théodore Pellerin, magnétique) apprend qu’il est atteint d’un cancer. Puis déambule dans Paris, voit sa mère, ses amis… Un beau portrait doublé d’une poignante ode à la vie
Mémoires d'un escargot d'Adam Elliot
Grace l’orpheline australienne sortira-t-elle un jour de sa coquille ? Ce film d’animation poignant (qui ne s’adresse pas aux enfants), porte haut son esthétique de la dépression. Un conte en pâte à modeler pétri d’humanité.
Partir un jour d'Amélie Bonnin
Une cheffe cuisinière retrouve sa petite ville d’ado, son père fatigué, son premier amour… L’intensité affleure sous la cocasserie et à travers les chansons populaires dans cette comédie douce-amère où Juliette Armanet et Bastien Bouillon composent un duo irrésistible.
Une bataille après l'autre de Paul Thomas Anderson (Coup de cœur des - 26 ans)
La course d’un ex-révolutionnaire (Leonardo DiCaprio, génial) pour sauver sa fille enlevée par un soldat fascisant. Le réalisateur de There Will Be Blood adapte Thomas Pynchon pour regarder l’Amérique dans les yeux. Et signer un divertissement splendide et profond, alarmant et drôle.
AVANT-PREMIÈRES :
Promis le ciel d'Erige Sehiri
Projection-rencontre avec Aïssa Maïga et Erige Sehiri, le vendredi 23 janvier à 20h30
Trois Ivoiriennes — une pasteure évangélique, une étudiante, une jeune mère contrainte de laisser sa fille au pays — tentent de trouver leur place dans une Tunisie de plus en plus hostile aux immigrés venus d’Afrique noire. Trois beaux portraits de femmes, superbement incarnés par Aïssa Maïga, Lætitia Ky et la révélation Deborah Lobe Naney, dans un film choral plein de vitalité et d’émotion.
La Vie après Siham de Namir Abdel-Messeeh
Projection-rencontre avec Namir Abdel Messeeh le samedi 24 janvier à 17h
À la mort de sa mère, le réalisateur part à la découverte de l’histoire de ses parents égyptiens, venus en France dans les années 1970. Un documentaire sensible et drôle sur la mémoire familiale et sur l’exil, qui fait joliment écho au cinéma du regretté Youssef Chahine, dont on célébrera le centenaire le 25 janvier 2026.
A pied d'œuvre de Valérie Donzelli
Projection-rencontre avec Valérie Donzelli et Bastien Bouillon, le dimanche 25 janvier à 16h
Un photographe gagnant bien sa vie décide tout arrêter pour se consacrer à l’écriture, au risque de la précarité sociale. Une adaptation sensible et émouvante du roman autobiographique de Franck Courtès, portée par le toujours impeccable Bastien Bouillon.
Le Gâteau du président d'Hasan Hadi
Projection-rencontre avec le réalisateur le mardi 27 janvier à 20h
En Irak, dans les années 1990, une coutume obligeait des écoliers tirés au sort à préparer un gâteau en l’honneur de Saddam Hussein. Cela tombe sur une petite fille de 9 ans, sans le sou, qui part en ville pour tenter de trouver les ingrédients… Dans l’esprit d’Où est la maison de mon ami ? (1987), d’Abbas Kiarostami, cette belle fable sociale, Caméra d’or à Cannes, décrit la terrible réalité du régime avec une vivacité écartant tout misérabilisme.